Saturday, 16 April 2016

Steps festival


As part of the Steps Dance Festival, happening in the major Swiss cities from 7.4.2016 - 1.5.2016, Aakash Odedra presented Rising, a performance comprising four different pieces where Aakash adopts different moods, including elements of Kathak, an indian classical dance, in the first piece, changing into more visceral movements in the second and finishing with a more mystical set. Strongly recommended. A trailer below.

Saturday, 2 April 2016

Fou à lier




FOU À LIER (Feu! Chatterton)

J’y pense tout le temps
Et pour que ça passe, ça passe
Je m’automédique
J’avale, j’avale
Des ecstas merdiques
Et je me dis que
Ça va

Et quand tout fout le camp
Je prends la poudre d’escampette
Qu’à mes tempes mon pouls ralentisse
Que les voix se taisent
Après la tempête
Je flotte dessus mes hantises

Dessus la peur d’être fou
À lier
Marteau comme ici les requins
Que j’ai dans la coloquinte
Au fond du bocal
Fêlé

Ouais je crains de finir fou
À lier
Marteau comme ici les requins !
Sont-ce des vaisseaux low cost
Pour des cieux tropicaux ?

Pastilles multicolores
Pour que les Dieux décolèrent…
Dans la discothèque
Poussent des palmiers que les
Crocodiles accostent
Descendons en parachute
Dans cet infini paradis !

La pensée a ses terres
Pas vues des radars satellitaires
Cette île est-elle ici réelle
Abandonnée ?
Ou bien dans ma tête
Récif peuplé de sirènes

Qui disent que je suis fou
À lier
Marteau comme ici les requins
Que j’ai dans la coloquinte
Un tout petit grain
Caféiné

Elles disent que je suis fou
À lier
Marteau comme ici les requins !
Sont-ce des tickets low cost
Pour des cieux tropicaux ?

Oh oh mais où suis-je ?
Et qui sont tous ces gens
Qui enfilent des perles aux cous
D’autres va-nu-pieds ?

Vite, je courtise
Les filles des locaux
Enfile des perles au cou
D’autres vahinés !

Ooooh ! Vite, je courtise
Les filles des locaux
Enfile des perles au cou
De toutes ces vahinés…

Wednesday, 30 March 2016

Omar Khayamm

Dans la maison des artistes à Tehran j'ai trouvé ces "cent un quatrains" de Omar Khayyam, traduits du persan par Gilbert Lazard. Voici trois de ces quatrains:


Puisque ma venue au monde
  hors de moi fut décidée
Qu'on en sûr en fin de compte
  d'en sortir bon gré mal gré
Debout, remplis ta fonction
  car je veux, enfant qui m'aimes,
Dans le vin noyer la peine
  de l'humaine condition


Faudrait-il donc que je tente
  d'encor bâtir sur la mer?
Les idolâtres du temple,
  je les laisse à leurs chimères,
Khayyam est gibier d'enfer,
  paraît-il, mais qui le dit?
Qui a vu le paradis
  et qui revient de l'enfer?


Rétif esclave, je n'ai
  ni l'heur ni l'art de Te plaire;
Mon cœur impur ne connaît
  ni Ta paix ni Ta lumière.
Mais Tu n'octroies l'espérance
  qu'à ceux qui suivent Ta voie:
C'est un marché, je n'y vois
  grâce ni munificence!

Wednesday, 9 March 2016

A Syrian love story

A courageous and deeply touching documentary about a Syrian family's exile filmed over 5 years. Strongly reccomended.



Thursday, 18 February 2016

Nevermind

From Leonard Cohen's fabulous last album: 'popular stories', here is nevermind, a story about war and betrayal, which was first published online by Cohen as a poem in 2005.

Sunday, 14 February 2016

Nothing That Is Everything

[Antigel Festival]

Nothing That Is Everything is a performance/dance/theatre/music show by Zita Swoon Group and Cie Wolvin, which revisits a Dada performance that took place in 1916, in the Cabaret Voltaire in Zurich. Highly recommended it if you happen to have them close to you.

Sunday, 7 February 2016

The Love Song of J. Alfred Prufrock

Two excerpts from T.S. Eliot's poem "The Love Song of J. Alfred Prufrock", from a selection of poems made by T.S. Eliot himself. Eliot famously wrote: "the only way of expressing emotion in the form of art is by finding (...) a set of objects, a situation, a chain of events which shall be formula of that particular emotion.".

The Love Song of J. Alfred Prufrock

(..)

And indeed there will be time
For the yellow smoke that slides along the street,
Rubbing its back upon the window-panes;
There will be time, there will be time
To prepare a face to meet the faces that you meet;
There will be time to murder and create,
And time for all the works and days of hands
That lift and drop a question on your plate;
Time for you and time for me,
And time yet for a hundred indecisions,
And for a hundred visions and revisions,
Before the taking of a toast and tea.

In the room the women come and go
Talking of Michelangelo.

And indeed there will be time
To wonder, “Do I dare?” and, “Do I dare?”
Time to turn back and descend the stair,
With a bald spot in the middle of my hair —
(They will say: “How his hair is growing thin!”)
My morning coat, my collar mounting firmly to the chin,
My necktie rich and modest, but asserted by a simple pin —
(They will say: “But how his arms and legs are thin!”)
Do I dare
Disturb the universe?
In a minute there is time
For decisions and revisions which a minute will reverse.

(...)

I grow old ... I grow old ...
I shall wear the bottoms of my trousers rolled.
Shall I part my hair behind? Do I dare to eat a peach?
I shall wear white flannel trousers, and walk upon the beach.
I have heard the mermaids singing, each to each.

I do not think that they will sing to me.

Wednesday, 3 February 2016

Antigel 2016

https://antigel.ch/en/
https://antigel.ch/en/

Tuesday, 2 February 2016

Le Verb Être

Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas d'ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C'est le désespoir et ce n'est pas le retour d'une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n'est pas la mousse sur une pierre ou le verre à boire. C'est un bateau criblé de neige, si vous voulez, comme les oiseaux qui tombent et leur sang n'a pas la moindre épaisseur. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par un bijou de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir. Le reste, nous n'en parlons pas. Nous n'avons pas fini de désespérer, si nous commençons. Moi je désespère de l'abat-jour vers quatre heures, je désespère de l'éventail vers minuit, je désespère de la cigarette des condamnés. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas de cœur, la main reste toujours au désespoir hors d'haleine, au désespoir dont les glaces ne nous disent jamais s'il est mort. Je vis de ce désespoir qui m'enchante. (...)

In "le révolver À cheveux blancs", André Breton


Tuesday, 12 January 2016

beyond persepolis




































Paddy fields in the Alborz mountains, Alamut valley region, northeast of Qazvin, Iran


House in the troglodyte village of Kandovan, close to Tabriz, Iran



The village of Palangan, in the Iranian Kurdistan, south of Sanandaj




















View of the valley of Howraman Takht in the Iranian Kurdistan




















The village of Howraman Takht in the Iranian Kurdistan







































The beautiful Lotfollah mosque in the Naqsh-e Jaha square in Isfahan, Iran



Wind towers in Yazd, desert city in Iran

The Kaluts, imposing sand formations in the Iranian desert northeast of Kerman



The Shah Cheragh shrine in Shiraz, Iran


The gate of all nations, entry gate of Persepolis, Iran



















The oasis of Farahzad in the Dasht e Kavir desert, Iran



















O Coxo, in the dunes in the Dasht e Kavir

Monday, 11 January 2016

silk road



Silkworm cocoons with visible silk threads in a silk factory in Margillan, Fergana Valley, Uzbekistan.

The Registan old public square in Samrkand, Uzbekistan. On the left, the Ulugh beg Madrasah.

The Kalon mosque Bukhara, on the right with the astonishing Kalon minaret on the centre.



Little Char Minar in Bukhara



Street landscapes and market in Khiva, northwest of Uzbekistan.

Wednesday, 2 September 2015

peixe homem

Um homem mergulha pedra adentro como uma deflagração
demonstrando uma fé pouco comum nos elementos ateus da geologia

É o milagre da transposição.

Os elementos místicos do vôo
o corpo, a rocha, a deflagração
assim colocados sobre um denominador comum
o grito

A realidade é mais simples:
ossos que se estilhaçam na queda, cabeças abertas que desconfiam dos pais
e o desespero animal
uma espécie de crença desproporcionada que não sabe amortecer a queda
um ideal que esbarra brutalmente contra a realidade.

Tudo resulta de um equívoco simples:
o homem mergulha na rocha porque tem uma fé inabalável na água
e um peixe-homem que crê nos elementos julga-se invencível como um Deus.

Depois da morte o homem constrõe para si uma espécie de pureza estratificada
nas amarras da terra
vive assim sepultado na sua coragem mineral
acordando de quando a quando em murmúrios mesquinhos.

Vive então como um animal esventrado

ou melhor
como um peixe.

Isso. Um peixe.

É um peixe rídiculo o homem

O Coxo